Lundi 19 mars, 14h00, Bacchus sort de table (sans avoir rien bu, précisons) pour commencer une dégustation lorsqu’il se rend compte rapidement qu’il est en train de tanguer…

C’est qu’il prend peur, il vient à peine de tremper les babines dans 2 ou 3 nectars et voilà que ça commence à vaciller ! Vif et perspicace (nous sommes encore au début de la dégustation), il fait tout de suite le lien: cette dégustation a lieu sur une péniche ce qui explique les haut-le-cœur réguliers qui l’assaillent au gré des bateaux qui déambulent…
En effet, Bacchus se trouve à une dégustation des Vignerons de nature, pas grand changement pour lui qui est adepte de ces breuvages au naturel, sauf que ces Vignerons de nature ne sont autres qu’une petite dizaine de presseurs de raisins sans ou avec peu de chimie qui se sont associés pour promouvoir leurs vins.


A l’origine de cette initiative, Benoît Chazallon, vigneron du Château de la Selve dans les Coteaux de l’Ardèche.
Prolixe et intéressant, Benoît fait gouter ses vins en commentant chacune des cuvées. Verdict: de beaux vins de terroir, peu d’extraction pour les rouges ce qui leur donne une grande « buvabilité », notamment sa petite cuvée Palissaire, gorgée de fruits. Ses blancs sont élégants, droits et sincères. Bravo!

Bacchus avait au préalable ouvert le bal avec Franck Pascal et ses Champagne qu’il adore. Malheureusement Franck n’avait pu se déplacer pour voir Bacchus se délecter de son Quinte-Essence 2004 (ouh là là) et petite originalité, son vin rouge, Confiance rouge, en coteau champenois… Quelle finesse, quel bonheur, Bacchus en est tout chamboulé… C’est que c’est un sensible.

Gilles Berlioz et ses Fripons savoyards ont ensuite amusé Bacchus avec ce bonbon de fruits rouges que libère sa Mondeuse… Il n’en fallait pas plus pour que Bacchus retrouve les yeux du gamin polisson qu’il était…

Après tant d’émotions, il fallait un peu plus de sérieux, alors Bacchus s’en est allé dans la Bordelais, se laissant bercer par la douceur et l’authenticité des propos de Véronique Cochran du Château Falfas. Un des domaines pionniers en biodynamie dans la bordelais et quelle justesse dans les vins ! Un petit regret: la petite cuvée Les Demoiselles n’arrive qu’en avril…

Et pour finir, un petit crochet par la Bourgogne et le Mâconnais pour déguster de beaux Chardonnay et d’étonnants Gamay bio en échangeant quelques vannes avec l’un des frères Broux du Domaine Guillot-Broux

Merci aux Vignerons de nature, Bacchus n’était pas loin de chavirer…

Comments Closed